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Victor Kocay | Transfigurations du romantisme | l’Harmattan | 2026

Victor KOCAY, Transfigurations du romantisme. Les tableaux de Marcel Proust, Paris, l’Harmattan, octobre 2026. 

Dans l’œuvre de Proust, se laisse saisir une conception nouvelle de l’identité personnelle.
Héritier à la fois du classicisme moralisant du XVIIIe siècle et des tendances romantiques du XIXe qui cherchaient à faire valoir le sentiment essentiel de chacun dans ses rapports avec la nature, Proust élabore une conception de l’homme selon laquelle l’essentiel de l’être humain ne se trouve pas dans un for intérieur caché et mystérieux, mais dans les objets et les êtres qui l’entourent. Pour Proust, l’essentiel de l’être lui est extérieur. Les nombreux « tableaux » qu’il a développés dans son œuvre témoignent de ses efforts pour préciser son sujet dans ses rapports avec la nature et avec ses connaissances.
Se voir enfin comme une œuvre d’art réalisée — ce qui est l’objet de la mémoire involontaire — c’est une façon de faire cesser la fuite en avant occasionnée par l’idée nouvelle selon laquelle l’autre me constitue.

 

Proust × City Walk | Lecture d’À la recherche du temps perdu, 29ᵉ session | « Bal des têtes » | Shanghai, Chine | 普鲁斯特 × City walk 慢读会 | 1017 普陀区图书馆 | 扮装者舞会

Proust × City Walk, Lecture d’À la recherche du temps perdu, 29ᵉ session, « Bal des têtes », Shanghai, Chine, encadrée par TIAN Jiawei

【领读人简介】

田嘉伟

作家、译者。华东师范大学国际汉语文化学院比较文学系讲师,明园晨晖学者。曾先后就读于北京师范大学文学院、北京大学世界文学研究所、巴黎第十大学法国及法语世界语言与文学系,文学博士。著有随笔虚构集《今晚出门散心去》、法语学术书《法国当代作家笔下中国文人的生命与功课》,译有皮埃尔·米雄和安妮·埃尔诺等法国当代作家的作品。

【活动主题】

扮妆者舞会

【活动时间】

10月17日(周六)

14:00—15:30

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André Stanguennec | Whistler et ses trois juges : Ruskin, Mallarmé, Proust | Honoré Champion | 2026

André STANGUENNEC, Whistler et ses trois juges : Ruskin, Mallarmé, Proust, Paris, Honoré Champion, 2026. 

La vie et l’œuvre du peintre américain James McNeill Whistler (1834-1903) furent successivement jugées par trois auteurs éminents : Ruskin (1819-1900), Mallarmé (1842-1898) et Proust (1871-1922). À travers leurs réceptions successives, cette étude approfondit les aspects de Whistler qui se sont révélés dans les rapports que les trois écrivains ont entretenus avec lui, de sorte que le peintre a vu ses dualités contradictoires mises en évidence par ses trois juges. Il semble néanmoins en découler que, non seulement chez Whistler mais chez ses juges, ce soit le projet d’une œuvre, qu’elle soit d’un peintre, d’un historien, d’un poète ou d’un romancier, qui leur permette de surmonter leurs propres dualités en les rapprochant par là aussi les uns des autres.

André Stanguennec est Professeur émérite à l’Université de Nantes et se consacre à l’histoire de la philosophie allemande moderne, au romantisme allemand, ainsi qu’à l’œuvre de Mallarmé à laquelle il a consacré plusieurs livres et articles. Le Prix Henri Mondor de l’Académie française 2021 lui a été attribué pour son livre Novalis- Mallarmé, une confrontation, Honoré Champion (2020).

Proust × City Walk | Lecture d’À la recherche du temps perdu, 27ᵉ session | « Bella ciao » | Shanghai, Chine | 普鲁斯特 × City walk 慢读会 | 第二十七期 “啊朋友再见” | 明复图书馆 |

Proust × City Walk, Lecture d’À la recherche du temps perdu, 27ᵉ session, « Belle ciao », Shanghai, Chine, encadrée par TIAN Jiawei

罗贝尔·德·圣卢是《追忆似水年华》中盖尔芒特家族最令人喜爱的人物之一。他拥有一切:显赫的姓氏、巨大的财富、堪与雅典媲美的美貌、传奇般的优雅,以及最细腻的心灵品质。就像阅读是一种友谊,难怪马塞尔会热切渴望享有他的友谊——他确实从中获得了难得的珍贵时光。

然而,这个看似如此单纯、如阳光般灿烂的人物,却会逐渐显露出更为隐秘的面向:在他的温柔与微笑之下,隐藏着种种情结——他试图通过扮演并非真正属于自己的角色来扭转这些情结的意义;存在着他始终无法超越的智识局限;还有那些艰难的恋情——这个昔日的“女性征服者”最终不得不接纳完全不同的情感取向。

他在前线英勇的死亡战胜了这一切张力,使他的存在重归统一,使他的面容重获最终的荣光。通过圣卢这一形象,普鲁斯特构想出了这样一个人物:他无与伦比的魅力在生命的进程中渐渐染上层次、投下阴影,以此获得更丰富的人性深度,却从未失去其无可匹敌的风采;即便有种种弱点,他依然保有一种无法抗拒的诱惑力。作者选择以这样的方式谈论他——仿佛他是一位我们曾有幸认识并深爱过的人。

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AÀC | Proust et les écrans II | Quaderni Proustiani | mars 2027

Proust et les écrans II

Revue Quaderni proustiani 2027

 

Appel à communication

Date limite : 30 mars 2027

 

Argumentaire

L’écran est devenu aujourd’hui le cadre et le support dominant de notre appréhension du réel. Quel rôle et quel impact peut-il avoir, dans ses différentes dimensions (du “grand écran” à la minuscule fenêtre de nos portables) dans nos relations avec la littérature, et en particulier avec une œuvre-monde comme celle de Proust et avec ses phrases au long col de cygne ?

L’œuvre se produit à l’écran sous divers “avatars”. Côté chercheurs pointus, les versions numérisées étiquetées de la Recherche, de l’Agenda de 1906 à la masse des cahiers de brouillons numérisés par la Bibliothèque Nationale, sont désormais consultables sur la plateforme Gallica. Une Correspondance de Marcel Proust en ligne propose un choix de lettres interrogeables, paradoxe admirable d’une dématérialisation permettant d’accéder mieux que jamais à la matérialité du texte, à la texture charnelle de l’écriture. Côté grand public, les recréations transmédiales de la Recherche adoptent les moyens d’expression les plus diverses : pièces théâtrales (les dernières en date : Un instant, d’après A la recherche du temps perdu, mise en scène par Jean Bellorini ; Les Français, inspiré de Marcel Proust, par Krzysztof Warlikowski; Le Côté de Guermantes, adaptation et mise en scène Christophe Honoré; Proust en clair, mise en scène Jacques Mougenot), spectacles de danse (le ballet Proust ou les intermittences du coeur chorégraphié par Roland Petit), la bande dessinée de Stéphane Heuet, mais aussi le manga japonais Ushinawareta Toki wo Motomete [À la recherche du temps perdu], et, évidemment, les adaptations cinématographiques. Aussi bien les projets non réalisés (ceux de Luchino Visconti et de Joseph Losey) que les productions de Volker Schlöndorff, de Chantal Akerman, de Raoul Ruiz ou de Nina Companeez, témoignent de la gageure d’une transposition – intégrale ou partielle – pour le grand écran du roman proustien et ont soulevé de vastes débats, tant dans la critique universitaire que parmi les lecteurs non spécialistes. Plus récemment, Guermantes de Christophe Honoré brouille les frontières entre la fiction et la réalité, tandis que des documentaires (notamment Proust vivant de Jérôme Prieur et Marcel Proust : A Writer’s Life de Sarah Mondale) apportent un éclairage nouveau sur la vie et l’œuvre de l’auteur.

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Captives ou fugitives ? À la recherche du temps perdu entre modèles et contre-modèles du féminin | Études littéraires | Matilde Manara (dir.) | vol. 55, n° 1 | 2026

Captives ou fugitives ? À la recherche du temps perdu entre modèles et contre-modèles du féminin, Études littéraires, vol. 55, no. 1, dir. Matilde Manara, 2026.

Dans À la recherche du temps perdu, les figures féminines semblent constamment demander à être situées, oscillant entre modèles à imiter et contre-modèles à rejeter. Qu’elles soient issues de Combray, des stations balnéaires de Balbec, de la société parisienne ou encore de l’imaginaire du narrateur, ces femmes et jeunes filles reconduisent à la fois des représentations historiquement et socialement genrées tout en s’en affranchissant, offrant ainsi au lecteur des clichés ambivalents dont la saisie est susceptible de susciter aussi bien l’identification que la distance critique.

Aristocrates, servantes, amantes, lesbiennes, despotes, etc., toutes offrent la possibilité de dépasser les catégories morales traditionnelles pour enrichir l’économie de l’œuvre. Reflétées les unes dans les autres, entremêlées dans le fil sinueux de la narration et parfois poussées à la contradiction, elles ne se réduisent nullement au simple miroir des idéologies de l’époque de Proust – rôle traditionnel de la femme, subordination à l’homme, etc. – ni à leur pleine réfutation. Plutôt, leur existence trace un univers singulier à partir duquel sont mises à l’épreuve les thèses avancées par le narrateur et refondus les cadres que délimitaient l’action et ses souvenirs.

Ce numéro d’Études littéraires propose une exploration de l’univers féminin proustien, traversé par des modèles paradoxaux dont la force réside dans leur instabilité et leur constante réévaluation. Qu’il s’agisse de la captivité réelle ou symbolique d’Albertine, de la remise en question de l’autorité narrative au profit des personnages féminins, des ruses d’une prisonnière devenue souveraine, des mariages motivés par la dot et l’héritage, de l’opposition classiste et genrée aux messages de propagande, ou encore des fuites vers des relations queer moins contraignantes ou par le biais de l’intermédialité, chaque contribution sait que la dynamique entre captives et fugitives n’a rien d’une dichotomie, mais se déploie comme un rythme, un mouvement dans lequel tout lecteur de Proust peut espérer non pas se situer, mais obtenir un aperçu de sa trajectoire.

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Thierry Laget | Proust en soutane | éd. Fario | 2026

Thierry LAGET, Proust en soutane, Paris, éd. Fario, 2026. 

Le 19 février 1893, le jeune Marcel Proust se lève à l’aube pour assister à l’un des fameux sermons de Carême que l’abbé Pierre Vignot — le plus grand orateur sacré de son temps — prononce dans la chapelle de l’école Fénelon. Bientôt, les deux hommes sont amis, réveillonnent ou vont au concert ensemble. Proust écrit : « Les artistes les plus difficiles cueillent avec délices dans les sermons de l’abbé Vignot les rares fleurs de poésie et de subtilité qui parent un Jardin de Bérénice. Mais ce n’est ici que le Jardin du Monastère où il les élève, d’où il leur montre le ciel — et parfois la terre, dans des portraits sévères et profonds. »

L’écrivain se laisse-t-il convertir, ou fasciner ? A‑t-il trouvé en Vignot un maître à penser ? Que peut-il y avoir de commun entre un prêtre formé à Saint-Sulpice et le futur auteur d’À la recherche du temps perdu ?

Ces questions, Thierry Laget les affronte dans une enquête riche en révélations. Il ressuscite la silhouette d’un prêtre avide de lectures, de découvertes et de voyages, un homme tourmenté, dreyfusard, anarchisant, adepte du catholicisme social, et parfois tenté de renoncer à son ministère. En miroir, il esquisse le portrait d’un Proust attentif à l’enseignement de l’Église, et, reconstituant la conversation de l’abbé et de l’écrivain, il redonne chair à deux figures que tout semblait opposer, et qui étaient pourtant unies par une même foi dans l’art et la littérature.

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Ludovico Monaci | Pragmatique de l’injure dans À la recherche du temps perdu | Classiques Garnier | 2026

Ludovico MONACI, Pragmatique de l’injure dans À la recherche du temps perdu, préface de Stéphane Chaudier, Paris, Classiques Garnier, « Bibliothèque Proustienne », 2026.

 

Sofia Sandreschi de Robertis | Proust et l’habitude | Classiques Garnier | 2026

Sofia SANDRESCHI DE ROBERTIS, Proust et l’habitude. Identité, mémoire, inconscient, Paris, Classiques Garnier, 2026.

 

 

Emily Eells | Au Louvre avec Marcel Proust : trois visites guidées | SAMP | 2026

Emily EELLS, Au Louvre avec Marcel Proust : trois visites guidées, Illiers-Combray, Société des amis de Marcel Proust et des Amis de Combray, 2026

Le musée du Louvre a constitué pour Marcel Proust une source constante de réflexion esthétique et de découvertes artistiques. De la Renaissance italienne aux maîtres hollandais, les collections nationales imprègnent la structure et la sensibilité de la Recherche du temps perdu. Cette brochure invite à une déambulation littéraire et visuelle à travers les galeries, sur les traces de l’écrivain.

L’ouvrage propose trois itinéraires thématiques conçus pour éclairer les liens entre la prose proustienne et les œuvres qu’il a admirées. Il bénéficie de contributions de premier plan : Laurence des Cars, présidente-directrice du musée du Louvre, en signe l’avant-propos, tandis qu’Antoine Compagnon, de l’Académie française, apporte son éclairage dans une préface inédite. Les textes d’Emily Eells, spécialiste de l’œuvre de Proust, accompagnent le visiteur et le lecteur en tissant des correspondances entre les tableaux et les extraits des textes de l’auteur.

Publié par la Société des Amis de Marcel Proust et des Amis de Combray, ce fascicule est un compagnon de visite précis. Il s’adresse aussi bien aux lecteurs passionnés qu’aux amateurs d’art désireux de poser un regard nouveau sur les chefs-d’œuvre du Louvre, en retrouvant les émotions et les analyses qui ont façonné l’esthétique de Proust.

Public cible : L’ouvrage s’adresse aux lecteurs de Proust, aux amateurs d’histoire de l’art ainsi qu’aux visiteurs du Louvre souhaitant une médiation culturelle originale et documentée.